Il n'y a pas de définition précise de la PME ; pour EUROSTAT (office statistique de la communauté européenne) : l'effectif doit être limité à 250 salariés. Alors que pour l'INSEE (institut national de la statistique et des études économiques) : l'effectif ne doit pas dépasser 500 salariés.

Aujourd'hui, 99% de l'ensemble des entreprises européennes sont des PME.En effet, les PME emploient les 2/3 de la main d'œuvre européenne et réalise la même proportion de chiffres d'affaires. Toute entreprise a commencé avec le statut d'une PME.

Suivant sa capacité à se développer et à s'adapter sur un marché, elle devra, selon sa stratégie, choisir ou non de rester une PME.

Lorsque l'on pense PME, on l'imagine comme étant une entreprise familiale gérée de manière traditionnelle.

PROBLEMATIQUE :

La PME peut elle s'imposer sur le marché économique malgré sa petite taille, tout en gardant le statut d'une PME ?

ANNONCE DU PLAN:

Dans un premier temps, nous analyserons les conditions nécessaires Pour qu'une PME survive, puis nous verrons les stratégies à employer.

 

Pour s'imposer, les PME disposent de certains atouts liés justement à leur plus petite taille, à leur volonté d'innover, d'imposer leur spécificité.

L'un des principaux atouts est de miser sur l'identité locale :

En misant sur l'identité locale, la PME peut utiliser le contexte régional pour fidéliser la clientèle et exploiter les attraits de la région, pour créer un produit utilitaire et original. C'est le cas d'opinel, entreprise d'origine Mauriennaise. En effet, il y a plus de cent ans, en 1890, Joseph Opinel fabrique un couteau avec un manche en bois (matériau local).L'objet est produit en douze tailles et est en parfaite harmonie avec la nature. La volonté d'Opinel est de cibler une clientèle régionale : le couteau est destiné aux montagnards, chaque savoyard l'a dans sa poche et l'utilise au quotidien, aussi bien pour les travaux extérieurs qu'intérieurs : c'est pourquoi, en 1955, la bague de sécurité est inventée et ce système efficace améliore considérablement l'emploi du couteau d'origine.

 

Le design est un atout à ne pas négliger quand on est une PME :

Le design permet aux PME de gagner leur identité, d'associer leur nom à une image qui les caractérise en mettant en valeur leur produit. Toujours en ce qui concerne l'entreprise Opinel, elle dépose en 1909 sa première marque de couteaux : LA MAIN COURONNEE. Le choix de cet emblème montre encore l'importance de l'identité locale d'Opinel (comme vu précédemment) puisque la main couronnée, représente les trois doigts de St Jean Baptiste, représentation symbolique de la Maurienne. Cette marque est sa signature, connue et exportée partout dans le monde. D'ailleurs en 1985, le victoria and Albert muséum de Londres sélectionne l'Opinel pour figurer dans le recueil des cent plus beaux produits du monde. Il a aussi été présenté au musée d'art moderne de New York.

 

L'aspect folklorique et attrayant est un atout supplémentaire :

L'intérêt d'être une PME est surtout de pouvoir se concentrer sur son produit et de toujours chercher à l'améliorer, à le diversifier pour le rendre unique. C'est ce qu'a cherché à faire Opinel en créant de nouveaux couteaux, décorés et sculptés, toujours avec des symboles représentant la région. Tous ces éléments ont permis à l'entreprise opinel de se développer sans cesse : aujourd'hui la société emploie une centaine de personnes et produit plus de quatre millions de couteaux par an.

 

Une fabrication artisanale de qualité est un atout majeur des PME :

Toute PME pour s'imposer doit avoir recours à une fabrication artisanale qui apporte de la qualité à ses produits. On le voit dans différents domaines, notamment dans le secteur alimentaire où les produits artisanaux sont très recherchés. Lucien Georgelin, s'est fait un nom grâce à ses 130 variétés de confitures. Avant la fabrication, il a déjà le souci du choix du produit (exotique, biologique, …). Les confitures sont toutes fabriquées à partir de recettes à l'ancienne, cuites comme autrefois, dans des chaudrons en cuivre. Il a commencé en 1987 dans un hangar de 250m² et il est aujourd'hui le cinquième confiturier Français. Il a su allier le naturel et le savoir faire : sa signature est un gage de qualité. Lui non plus n'a pas négligé l'importance du design : les dessins à l'ancienne qui illustrent chacun de ses produits ont été soigneusement étudiés pour mettre en valeur une fabrication artisanale (étiquette qui montre la cuisson avec une image des années 1900)

 

La gestion du personnel

L'atout premier d'une PME réside dans la gestion de son personnel. En effet, celle-ci est radicalement différente lorsqu'il s'agit d'une petite structure. Et pour cause, ces entreprises, ayant un effectif de salariés limité et relativement restreint, ont un personnel plus facile à gérer. D'ailleurs, dans la plupart des PME, l'employeur connaît le prénom de tous ses salariés.

Il paraît normal que la difficulté de gestion du personnel varie en fonction du nombre d'employés. Ceci peut expliquer le fait que dans les grandes entreprises, cette gestion soit assurée par la section ressources humaines donc par des spécialistes alors que dans les petites structures, c'est l'employeur qui en a souvent la charge.

Cette fonction est la base de l'entreprise. Effectivement, le management est un facteur clé dans la réussite d'un commerce puisqu'elle a pour mission de procurer à l'entreprise les qualifications ou les compétences nécessaires à son bon fonctionnement, tout en rendant le personnel le plus performant possible, en assurant la communication au sein de l'entreprise et en gérant les conflits, en usant du recrutement, de la formation et même parfois du licenciement.

La gestion du personnel est simplifiée dans une PME puisque les conflits sont peu fréquents, il y a moins compétences à diriger mais l'épanouissement des salariés est toujours présent. C'est pourquoi les petites entreprises doivent être inventives et attractives. En reprenant l'exemple de l'entreprise Flex, on peut voir que celle-ci s'est donnée les moyens de réussir en innovant dans le domaine des salaires car elle rémunère ces salariés à hauteur de 70% de la somme facturée aux clients pour chaque mission, ne gardant que les 30% restant. Ce qui a pour impact d'avoir un grand choix pour le recrutement mais surtout de fidéliser son personnel.

On l'a bien compris la principale ressource dans une entreprise est le personnel mais sa gestion est délicate. Cependant cette fonction est relativement facilitée mais garde toute son importance. C'est ainsi que certains dirigeants de PME préfèrent confier cette mission à des entreprises extérieures temporaires spécialisées dans le management.

 

La culture d'entreprise

Dans le même registre, un autre aspect relatif aux salariés peut-être aussi développé : la culture d'entreprise. La culture d'entreprise peut-être définie comme l'ensemble des valeurs et des croyances partagées par l'intégralité du personnel. C'est le fondement de l'identité de l'entreprise (ensemble des éléments caractéristiques d'une entreprise qui forment sa spécificité). Cette culture est un facteur de performance, de cohésion, de motivation et de gestion puisqu'elle permet de dynamiser l'entreprise en rassemblant l'énergie de ses membres. Elle repose sur une mémoire collective qui peut se traduire par les éléments du tableau suivant :

Eléments Définitions Exemples
Les héros et les mythes Le héros est un modèle auquel chacun peut s'identifier Les mythes prennent la forme d'anecdotes qui circulent dans l'entreprise C'est souvent à travers la personnalité du fondateur et les circonstances de la création de l'entreprise que se créent les mythes
Les valeurs Ensemble des croyances partagées déterminant un comportement L'éthique
Les symboles : rites, codes et coutumes Ce sont des repères pour le personnel Ils traduisent les valeurs de l'entreprise et se répètent continuellement Port de la cravate ou pas, usage des prénoms ou pas, tutoiement ou vouvoiement, fêtes de fin d'année
Les interdits Pratiques prohibées dans l'entreprise car elles risquent d'en perturber l'image interne ou externe Tenue vestimentaire, tutoiement, longueur de cheveux

 

Son but étant de mobiliser, de fédérer et de gommer les différences au profit de la réalisation d'objectifs communs mais l'intention ultime est de créer chez le salarié un investissement sans faille à l'entreprise pour qu'il nous soit fidèle et qu'il s'identifie à l'entreprise, qu'il ne vive que pour l'entreprise et qu'il soit le plus productif possible.

Pour qu'une culture d'entreprise soit efficace, il faut recueillir l'adhésion totale de tous les membres du personnel or plus le nombre de salariés concernés est petit, plus le consentement sera possible et unanime. C'est pourquoi dans une PME, la culture d'entreprise est plus facile à inculquer parce que l'effectif touché est moindre. On peut prendre l'exemple d'une boulangerie pâtisserie, qui, pour améliorer son image de marque et donner une certaine classe à son magasin, a demandé à ses employés de s'habiller tous de la même façon. Ce geste est désormais devenu une coutume et une pratique. Elle a aussi instauré un rituel qui est qu'avant les fêtes de fin d'année, tous les membres de l'entreprise font un repas afin de motiver et de renforcer les liens entre les différents membres.

Même pour les petites structures, la culture d'entreprise peut-être un atout stratégique qu'il ne faut pas négliger mais, au contraire, savoir favoriser afin d'obtenir le soutien total des ses employés.

 

La qualité des relations entre les PME et leurs clients

Aujourd'hui, les notions de relations, de communication sont très présentes dans notre société et ont pris des places privilégiées dans celle-ci. C'est pourquoi il paraît normal que les PME en tirent profit puisqu'ayant plutôt un marché local, ces petites entreprises tissent des liens étroits avec chacun de ses clients, on pourrait parler de relation amicale et intime, basée sur la confiance, le partage et la proximité.

C'est davantage le cas des PME qui ont une activité de prestation de services, comme par exemple, les entreprises qui proposent une aide à domicile et entretiennent, avec leurs clients, une liaison de confiance et presque d'amitié puisque le consommateur ne craint pas d'avoir à faire à un profiteur.

Ce rapport privilégié est une facette fondamentale des atouts des PME. D'ailleurs, bon nombre de petites exploitations se sont tournées vers l'activité de prestation de services afin de s'appuyer sur le relationnel. C'est ce que souligne une étude menée par l'association GrowthPlus qui révèle également que parmi les 500 PME (dont les critères de jugement sont l'indépendance, le contrôle, la croissance interne, la rentabilité, le chiffre d'affaires, les effectifs et la création) les plus dynamiques d'Europe, 16% sont des prestataires de services. L'une d'elles est l'entreprise hollandaise : Flex. Elle propose son assistance à d'autres entreprises au niveau du management, du financier, du juridique, du marketing et sur les technologies de l'informatique et de la communication. Du fait de son coté relationnel, elle a connu une énorme croissance qui s'est traduite par un chiffre d'affaire de près de 37 millions d'euros qui a connu un développement de près de 73 fois plus en à peine 5 années. Cet essor n'est pas dù au hasard mais à une gestion toute particulière des clients ainsi que de ses relations avec la clientèle en jouant sur la réactivité et la confiance d'un travail bienfait.

On peut donc dire que chaque consommateur est attentif, exigeant au niveau des relations, de la communication et que cet aspect peut motiver son choix, sa décision.

 

La stratégie de spécialisation

La stratégie de spécialisation, qui a pour but de concentrer son activité sur un seul métier ou de fabriquer qu'un seul type de produit, semble être la meilleure tactique pour devenir indispensable sans éparpiller son argent.

Mais cette méthode doit s'appuyer sur une technologie, sur un type de production ou sur un savoir-faire. C'est le cas de Croix de Savoie qui fabrique des pâtes, et qui grâce à cette pratique, résiste aux grandes groupes tels que Panzani ou Lustucru.

Les avantages de la spécialisation sont évidents : la PME donne une bonne image de marque, de spécialiste à qui l'on peut faire confiance. De plus, la maîtrise des produits et de gestion de l'entreprise sont simplifiés puisque son portefeuille de produits est restreint.

Enfin, au niveau des approvisionnements, les coûts peuvent être réduits du fait des économies d'échelle et du développement de l'expérience. C'est grâce à ceux-ci que l'entreprise reste concurrentielle. D'ailleurs, tous ces avantages peuvent être retrouvés dans l'entreprise SAM (Société Aveyronnaise de Métallurgie) qui a pour activité la fonderie d'alliages légers et qui est la seule entreprise française à s'être spécialisée dans le moulage du magnésium (matériaux utilisé dans le domaine de l'automobile), ce qui lui permet de réaliser un chiffre d'affaire de 50 millions d'euros.

Cependant, cette stratégie n'est pas sans risque. En effet, le fait de concentrer son activité sur un seul produit crée un danger de dépendance car l'entreprise ne pourrait pas s'appuyer sur d'autres produits en cas de problème mais aussi un risque aléatoire lié aux changements défavorables de l'environnement.

 

La stratégie de diversification :

La stratégie de diversification est la stratégie inverse de la spécialisation puisqu'elle permet d'améliorer la rentabilité tout en répartissant au mieux les risques, notamment, en faisant supporter l'équilibre de l'entreprise sur plusieurs activités. C'est pourquoi HI Ansoff définit la diversification comme l'engagement de l'entreprise dans de nouvelles activités liées ou non à son activité d'origine, correspondant à la fois à de nouveaux produits et à de nouveaux marchés. C'est sur cette voie que la PME Lucien Georgelin s'est lancée en partant d'un produit unique qu'est la confiture pour finalement élargir sa gamme de produits par des terrines et des plats cuisinés.

Le principal objectif de cette stratégie est d'assurer la croissance de l'entreprise en jouant sur la prudence et sur la volonté d'avoir un avenir serein où la santé de l'entreprise reposerait sur plusieurs produits, sur plusieurs marchés et sur plusieurs bases. C'est dans cette optique que l'entreprise Bonne Maman a varié sa gamme de produits en lançant des gâteaux sur le marché mais cette orientation a pu avoir lieu car l'entreprise s'appuyait sur un produit vache-à-lait : la confiture.

On peut toutefois nuancer l'impact de cette stratégie sur la PME car cette manœuvre provoque généralement une forte croissance qui a pour finalité un changement de taille, de statut pour l'entreprise.

 

Stratégie de Niche ou de Créneau :

Cette stratégie permet à une entreprise de sélectionner sa part du marché en se concentrant sur un point particulier. Les entreprises peuvent créer ce créneau de deux façons

- En trouvant une invention fondée sur une technologie de pointe.

C'est ainsi que la société Grimaud frères, qui sélectionne et élève des canards de barbarie, a réussi à s'imposer en utilisant les nouvelles techniques de recherches génétiques et biotechnologiques. Trente six ans après repris la petite entreprise agricole de leurs parents, les frères grimaud sont devenus un des leaders mondiaux de la sélection génétique et de la production d'animaux d'un jour. Actuellement le groupe consacre 7% de ces recettes à la recherche, travaille sur une licence sur les cellules souches pour se lancer dans la production de vaccins humains.

 

- En adaptant une technique traditionnelle aux réalités du marché actuel.

Cela consiste à partir d'une activité existante pour la rendre plus attractive et plus concurrentielle. Par exemple, Lucien Georgelin, confiturier, a su adapter les modes de cuisson en chaudron au process industriel pour répondre aux demandes de la grande distribution.

 

L'INTERNATIONALISATION

DEFINITION : C'est une stratégie de développement visant l'entreprise à étendre ses activités (industrielles, commerciales), à l'échelle mondiale. Les principales raisons qui conduisent la PME à pratiquer l'internationalisation :

- l'entreprise va chercher à se dégager des marchés saturés ou en phase de saturation. Ex : lorsqu'un produit a atteint sa maturité ou qu'il est arrivé en fin de cycle, l'entreprise va se tourner vers un autre marché afin de relancer un nouveau produit.

- augmentation de la taille critique de la PME pour affronter les nouveaux marchés : il s'agit d'arriver à se donner les moyens d'être capable de s'imposer sur un marché jusqu'ici inconnu pour la PME.

- réalisation d'économie d'échelle à toutes les étapes de la production (conception, fabrication, commercialisation).

- Bénéficier de coûts de production plus faibles (coûts salariaux notamment : l'entreprise va s'implanter sur des marchés ou la main d'œuvre n'est pas chère (par exemple en Chine), afin de réduire au maximum les coûts, et donc d'augmenter le résultat de l'entreprise.

- Renforcement de la capacité d'innovation : le fait de s'ouvrir sur de nouveaux marchés étrangers possédant différentes coutumes, traditions, cultures, différents modes de vies, va permettre d'enrichir la créativité, l'invention, l'imagination de l'entreprise. Elle va pouvoir effectuer des recherches d'idées propres aux mentalités locales, aux coutumes du pays et par conséquent, élargir son portefeuille de nouveaux produits.

- Risque de conjoncture : celle-ci peut être plus favorable dans des pays étrangers.

- Risque de concurrence : l'entreprise peut être fortement concurrencée sur le sol national, tout en s'imposant à l'étranger (situation de monopole).

- Exploitation de ressources non disponibles sur le territoire national de la PME.

- Incitations financières et fiscales.

 

QUELLES SONT LES PRECAUTIONS NECESSAIRES POUR ASSURER UNE BONNE INTERNATIONALISATION :

L'internationalisation de l'activité d'une entreprise apparaît aujourd'hui souvent vitale pour cette dernière. Mais il n'est pas possible de s'engager dans cette démarche, au risque de tout perdre, sans une préparation minutieuse, à commencer par la recherche d'informations sérieuses, et d'en constituer un ensemble cohérent à partir duquel s'organiseront la réflexion et les prises de décision.

L'exercice ne se limite pas à une traditionnelle étude de marché. Il doit englober l'étude complète de tous les risques auxquels l'entreprise est susceptible de se trouver confrontée sur place et la prise de toutes les mesures utiles pour prévenir ces risques. Ce n'est qu'à ce prix que l'entreprise travaillera dans la sérénité. Pour réaliser cette étude de risques, EMR International(Evaluer et Maîtriser les Risques à l'étranger) a développé une méthode originale d'étude à partir d'une liste homologuée de 10 risques majeurs qui se déclinent ensuite en sous-ensembles .

INTRO :

De plus en plus d'entreprises internationalisent leurs activités, pour diverses raisons dont celle, parfois, de la survie de la société mais aussi celle de l'amélioration des marges bénéficiaires par la réduction des coûts de production (main d'oeuvre bon marché, matières premières à coûts avantageux, mesures incitatives des pays d'accueil, etc...). Bien souvent cette délocalisation se réalise vers les pays en voie de développement où l'entreprise se trouve confrontée à de multiples risques qui ne sont pas seulement d'ordre économique, financier ou juridique.

C'est la raison pour laquelle une entreprise qui s'engage, de quelque manière que ce soit à l'étranger, doit le faire en connaissance de tous les risques qui entourent cette opération et prendre les précautions adaptées pour les prévenir et les limiter.

Pour permettre aux entreprises d'anticiper et de prévenir l'ensemble des risques qu'elles sont susceptibles d'encourir à l'international, en fonction du pays dans lequel elles décident de s'engager, EMR International (Evaluer et Maîtriser les risques à l'international), se plaçant dans une perspective de prévention, a mené une réflexion approfondie sur le sujet et mis au point une méthodologie qui a abouti à l'établissement d'une typologie globale de 10 risques. La méthode conduit, en final, à l'élaboration d'un catalogue de recommandations.

LES PRINCIPAUX RISQUES :

Les 10 risques identifiés par EMR International s'énumèrent ainsi :

- politique ;

- social ;

- ethnique ;

- économique ;

- sanitaire ;

- naturel et environnemental ;

- relatifs aux communications et aux systèmes d'information ;

- humanitaires (droits de l'homme) ;

- sécuritaire ;

- juridique.

Exemple:

1. pour le risque politique : la stabilité politique du pays ? Indépendance du pouvoir provincial par rapport au pouvoir central ? Existence et rôle de groupes armés indépendants ?

2. pour le risque social : importance des syndicats dans la vie politique et économique ? Conditions de travail dans les entreprises ? Salaires pratiqués ?

3. pour le risque ethnique : quels sont les rapports entre ethnie dominante et ethnies minoritaires ? Influence des religions sur le comportement des individus dans l'entreprise ?

4. pour le risque économique : le champ est vaste et couvre beaucoup d'aspects tels que celui du contrôle de qualité, de la qualification de la main d'oeuvre, des habitudes de gestion de l'entreprise, du niveau du parc des outils de production, de la criminalité économique (contrefaçon, contrebande, corruption, ....),

5. pour le risque sanitaire : quelles sont les maladies locales ? Les risques de pandémie (ex de la pneumonie atypique) ? Quel est le niveau de l'équipement sanitaire ?

6. pour le risque naturel et environnemental : conditions climatiques ? Sismiques ? Lois sur l'environnement ?

7. pour le risque relatif aux communications et aux systèmes d'information : contrôle gouvernementaux sur ces systèmes ? Pratique du hacking ? Régularité de l'énergie nécessaire au fonctionnement des moyens ?

8. pour le risque humanitaire (droits de l'homme) : accueil des ONG par le pays ? Travail des enfants ? Travail des prisonniers ?

9. pour le risque sécuritaire : tout ce qui concerne la criminalité (vol, racket, kidnapping), la sécurité industrielle, la sécurité des personnes ;

10. pour le risque juridique : existence de lois qui protègent l'étranger ? Limites de ces lois ?

L'analyse détaillée de ces risques, qui ne sont pas partout présents avec le même degré d'importance ou d'occurrence, permettra donc à l'industriel d'élaborer la politique de protection de ses employés et de son patrimoine dans le pays et de choisir les couvertures adaptées à ceux-ci :

- élaboration de consignes élémentaires au niveau de l'entreprise et travaux de sécurité à entreprendre ;

- démarches à réaliser auprès des services officiels français (ambassade, consulat, mission économique) ; connaissance des plans d'urgence ;

- identification des services locaux de protection des ressortissants du pays et étrangers (à noter que les considérations sur leur efficacité sont incluses dans l'étude du risque sécuritaire) ;

- assurances à contracter localement ou à partir de France : couverture des risques politiques, sécuritaires, sanitaires ; - sociétés de sécurité à solliciter.

 

Pour conclure, une PME peut tout à fait trouver sa place sur le marché car elle dispose d'atouts particuliers qu'elle doit mettre en valeur. Le fait d'avoir une petite taille lui permet notamment de fabriquer des produits artisanaux, ce qui fait qu'elle se distingue des grosses entreprises. Pour exister et surtout pour durer, elle doit mettre en place des stratégies et être à la fois créatrice et technique : ce qui mettra en valeur son originalité. Le statut de PME étant aujourd'hui extrêmement répandu, il est essentiel au marché économique.